Une maison neuve « sur plan », c'est souvent deux opérations (terrain + construction) et un contrat à bien choisir. On t'explique la réalité du parcours, des signatures aux garanties.
On t'explique comment choisir le bon contrat pour ta maison, comment financer terrain et construction, comment fonctionnent les appels de fonds et déblocages progressifs, quelles sont les étapes administratives clés et comment anticiper les écarts de budget et sécuriser ton financement.
À découvrir dans cet article :
Sache que le choix du contrat change tout : tes garanties, ton calendrier, et même ta « tranquillité » si ça dérape. En maison, on rencontre surtout le CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle), mais on trouve aussi des maisons neuves à vendre en VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement) dans certains montages.
Le CCMI est un contrat protecteur quand tu confies à un constructeur la réalisation d'une maison (notamment « hors d’eau / hors d’air »). Il impose un cadre strict et des garanties solides, dont une garantie de livraison (prix et délais convenus) qui doit être annexée au contrat.
Garde en tête que le CCMI encadre aussi les obligations d'information, le prix global et forfaitaire, et le principe de paiements plafonnés par étapes (logique d'avancement).
Pour une VEFA, tu achètes un bien « à construire » : la propriété des ouvrages se transfère progressivement au fur et à mesure de leur exécution, et tu paies au fil de l'avancement. C'est la définition même de la VEFA en droit.
Pour en savoir plus, lis notre guide sur la signature de l'acte de vente de ta maison achetée sur plan.
Tu l'auras compris : très souvent, tu finances un terrain + une construction. Et ça peut vouloir dire deux actes, deux calendriers, et des frais qui n'arrivent pas au même moment.
Pour le terrain, tu passes généralement chez le notaire comme pour un achat « classique ». Le timing est important : si le prêt inclut terrain + travaux, la banque va organiser les déblocages selon les échéances.
Sur la construction, le montage ressemble à un « prêt avec déblocages progressifs » : tu ne consommes pas tout le capital dès le début, mais au fil des appels de fonds et des étapes (selon CCMI ou VEFA).
En maison, ce qui compte, c'est la logique d'avancement : fondations, murs, hors d'eau, hors d'air, équipements… C'est précisément pour ça que les contrats encadrés existent : tu ne paies pas « à l'aveugle », tu paies sur des jalons concrets.
La banque agit comme un « chef d'orchestre » financier : elle libère les fonds quand les justificatifs d'avancement sont conformes, et elle suit le planning pour éviter de financer une étape non atteinte.
| Exemple chiffré | Montant | Comment le lire |
|---|---|---|
| Terrain | 80 000 € | Souvent payé chez le notaire au début |
| Maison (construction) | 180 000 € | Payée par étapes pendant le chantier |
| Budget total (hors options) | 260 000 € | Base de ton plan de financement |
Une étape souvent sous-estimée : l'administratif. Après l'autorisation d'urbanisme (permis de construire), tu dois déposer une Déclaration d'Ouverture de Chantier (DOC) en mairie dès le début des travaux.
Et si tu veux limiter le risque juridique, retiens aussi que des tiers peuvent contester une autorisation d'urbanisme dans certains délais à partir de l'affichage sur le terrain.
La réception, c'est le moment où tu constates la conformité, et où tu notes tes réserves si besoin. C'est aussi un point de départ majeur : après réception, des garanties légales s'appliquent automatiquement.
En fin de travaux, il ne faut pas oublier la DAACT (Déclaration Attestant l'Achèvement et la Conformité des Travaux) : elle sert à informer la mairie que les travaux sont terminés et conformes.
Garde en tête que beaucoup de budgets explosent sur les « à-côtés » : VRD (Voirie et Réseaux Divers), clôtures, cuisine équipée, peintures, terrasse, aménagements extérieurs…
Et parfois certains raccordements. Le bon réflexe : lister noir sur blanc tout ce qui est inclus / non inclus avant de signer.
Tu l'auras compris : une marge de sécurité (même petite) te protège contre les imprévus. Et côté sécurité, vérifie aussi les protections « post-travaux » :
Tu l'auras compris : acheter une maison neuve sur plan demande de bien choisir ton contrat (CCMI ou VEFA), de comprendre la double transaction (terrain + construction), de suivre les appels de fonds progressifs, de ne pas négliger les étapes administratives (DOC, DAACT), et d'anticiper tous les coûts cachés.
Avec une bonne préparation et les bonnes garanties, ton projet se déroule sereinement jusqu'à la remise des clés.
Et pour aller plus loin, on t'a concocté un guide précis sur comment se passe la livraison de ta maison neuve achetée sur plan.