Si tu te demandes jusqu’où tu peux vraiment négocier pour le prix d'acquisition de ton appartement neuf, tu es au bon endroit. On t'explique simplement ce qu'il est possible d’obtenir, sans perdre ton lot.
À découvrir dans cet article :
Sache que l’achat dans le neuf se fait en général en VEFA, pour Vente en l’État Futur d’Achèvement. Tu achètes un logement qui n’est pas encore construit, à un prix fixé contractuellement. Ce prix inclut : le terrain, la construction, les normes environnementales, les assurances et la marge du promoteur (souvent 6 à 10 %). C’est cette marge relativement faible qui peut te freiner pour négocier le prix de l'immobilier neuf.
Un promoteur doit financer son programme via une banque et celle-ci exige un pourcentage de préventes pour débloquer le chantier. Il ne peut donc pas vendre à perte. Tu l’auras compris : en début de commercialisation, il y a très peu de marge.
Les coûts de construction, les taxes, les assurances (dont la garantie décennale) et le respect des normes de la Réglementation Environnementale 2020 (RE2020) sont non négociables. Ce qui peut bouger, ce sont les prestations ou certaines options.
Les promoteurs nationaux appliquent une politique tarifaire plus stricte. Les promoteurs régionaux sont parfois plus souples, surtout en fin de programme ou sur les lots moins attractifs.
Si tu veux en apprendre plus pour calculer ton budget pour l'achat d'un appartement neuf, c'est par ici.
Les prix sont fermes au démarrage. Tu peux parfois obtenir 0 à 2 % de remise ou quelques options offertes (domotique, finitions). Garde en tête que le promoteur cherche à sécuriser ses premières ventes.
Quand 40 à 70 % du programme est vendu, les lots moins attractifs offrent une marge de négociation. Tu peux viser entre 2 et 5 %.
C’est le moment où les opportunités apparaissent : 5 à 10 % de remise deviennent réalistes, avec potentiellement des prestations ajoutées.
Quand un lot revient sur le marché après un refus bancaire ou reste invendu depuis plusieurs mois, tu peux aller jusqu’à 10 à 15 % de négociation.
Fin de trimestre ou fin d’année = forte probabilité d’obtenir des efforts commerciaux. Les objectifs internes jouent en ta faveur.
Voici les marges réalistes selon la phase :
| Phase | Remise réaliste |
|---|---|
| Lancement | 0 à 2 % |
| Mi-commercialisation | 2 à 5 % |
| Fin de programme | 5 à 10 % |
| Stock invendu | 10 à 15 % |
Tu peux demander un carrelage de meilleure gamme, un parquet dans les chambres ou une salle de bains plus qualitative. C’est souvent plus simple qu’une remise importante.
Une cuisine équipée, un pack domotique ou des rangements supplémentaires peuvent être intégrés sans surcoût.
Tu peux négocier le prix du parking ou en obtenir un second. Ces annexes jouent un rôle important à la revente.
Dans le neuf, les frais de notaire sont déjà réduits, mais ils peuvent parfois être offerts. C’est un levier fréquent en fin de programme.
Le paiement se fait selon un calendrier propre à l'achat sur plan qui est sctrictement réglementé (fondations, hors d’eau, achèvement). Tu peux négocier un léger décalage pour améliorer ta trésorerie.
Retrouve notre guide sur les frais d'acquisition à prévoir pour l'achat d'un appartement neuf.
Compare le prix au m², les programmes concurrents et les prestations incluses. Un argument basé sur des données concrètes a beaucoup plus de poids.
Demande le pourcentage de lots vendus. C’est l’un des meilleurs indicateurs de ta marge de négociation.
Vis-à-vis, étage bas, orientation nord… Ce sont des arguments factuels pour demander une remise cohérente.
Un dossier solide, avec accord de principe bancaire, rassure le promoteur. Il privilégiera toujours un profil fiable.
Comparaison marché, défauts objectifs, lots concurrents, rapidité de décision : ce sont les arguments les plus efficaces.
Observe, pose des questions, récupère les informations clés et ne négocie pas tout de suite.
C’est le moment de sonder les marges : remise, options, pack déco…
Formule une demande argumentée : prix demandé, défauts du lot, comparaison marchés.
Le commercial te proposera souvent un compromis : analyse prix, prestations et calendrier.
Fais tout acter par écrit. Rien n’existe tant que ce n’est pas inscrit dans le bon puis l’acte notarié.
Demander -15 % sur un programme récent est le meilleur moyen de bloquer la discussion.
Ne te focalise pas uniquement sur le prix. Regarde prestations, emplacement et promoteur.
Une cuisine + un parking + une petite remise peuvent valoir bien plus qu’une grosse remise seule.
Un lot populaire peut partir très vite. Trouve l’équilibre entre négociation et réactivité.
Comparer plusieurs programmes te donne de vrais arguments pour négocier.
Un autre programme du même groupe peut offrir une bien meilleure marge de négociation.
Un courtier connaît les promoteurs, les pratiques locales et peut t’aider à argumenter.
Frais de notaire offerts, cuisine équipée, pack domotique : des économies immédiates.
Si la négociation bloque, un autre lot ou un autre programme peut être plus avantageux.
Pour aller plus loin, retrouve aussi comment trouver un promoteur immobilier.
Entre 2 et 5 % en général, 5 à 10 % en fin de programme, jusqu’à 15 % sur du stock invendu.
Oui, surtout au lancement ou sur un lot très demandé. Mais tu peux toujours négocier des prestations.
Les deux fonctionnent. Si le prix est figé, vise les options.
Non, presque plus rien n’est négociable après signature. Tout doit être fixé avant.
Compare le prix au m², les prestations, les remises, les options et les offres concurrentes.
Tu l’auras compris : une bonne stratégie peut te faire économiser plusieurs milliers d’euros tout en sécurisant ton achat en VEFA.