Les travaux sont terminés et tu t'apprêtes à réceptionner ta maison ? C'est une étape décisive : c'est maintenant que tu dois repérer une malfaçon, poser des réserves et activer la bonne garantie si quelque chose ne va pas. On t'explique comment procéder, sans rien oublier.
À découvrir dans cet article :
Une malfaçon correspond à un défaut d'exécution (travail mal fait). Une non-conformité est un écart par rapport aux plans ou au contrat signé. Le vice caché apparaît plus tard et n'était pas visible lors de la réception de ta maison neuve.
La construction d'une maison implique de nombreux corps de métier : maçons, charpentiers, plombiers, électriciens, couvreurs… Plus il y a d'intervenants, plus le risque de malfaçon augmente, d'où l'importance d'une réception rigoureuse.
Fissures importantes, affaissements, murs porteurs mal réalisés, fondations défaillantes… Ces problèmes peuvent compromettre la solidité même de la maison. C'est le type de malfaçon le plus grave.
Infiltrations d'eau, ponts thermiques (zones mal isolées), problèmes d'évacuation des eaux pluviales sont des signaux d'alerte à traiter sans attendre. Ils peuvent créer des dégâts considérables.
Erreurs de dimensions, cloisons mal placées par rapport aux plans, finitions bâclées (peinture, carrelage) ou équipements non conformes doivent être signalées immédiatement lors de la réception.
Avant de signer le procès-verbal de réception, prends le temps de tout vérifier. La réception déclenche les garanties, mais elle marque aussi ton acceptation de l'ouvrage. Pas de précipitation.
Lorsque tu fais construire sous CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle, le contrat le plus protecteur pour les particuliers), tu disposes généralement de 8 jours après la remise des clés pour compléter les réserves.
Elle impose la réparation de tous les désordres signalés pendant l'année suivant la réception, quels qu'ils soient. C'est ta garantie la plus large.
Elle couvre les équipements dissociables du bâti (c'est-à-dire qu'on peut enlever sans démolir) : volets, robinetterie, radiateurs, chauffe-eau… pendant 2 ans minimum.
Pour aller plus loin, lis notre guide sur ce que couvre la garantie biennale pour ta maison neuve achetée sur plan.
Elle vise les dommages qui affectent la solidité de l'ouvrage ou qui rendent la maison impropre à son usage (fissures structurelles, problèmes de fondations, toiture défaillante…). C'est la garantie ultime.
Lorsque tu construis sous CCMI, le constructeur est responsable de la bonne exécution des travaux. Il doit respecter les plans, les délais et le prix convenus. C'est pour cela que ce contrat est si protecteur.
| Type de malfaçon | Garantie applicable | Exemple concret |
|---|---|---|
| Finitions | Parfait achèvement (1 an) | Peinture qui s'écaille, carrelage fissuré |
| Équipement dissociable | Biennale (2 ans) | Chauffe-eau défectueux, volet bloqué |
| Structure | Décennale (10 ans) | Fissures graves, infiltrations majeures |
Elle permet de constater objectivement les désordres et d'identifier les responsabilités. Un expert indépendant examine la maison en présence de toutes les parties (toi, le constructeur, les assureurs). Son rapport fait autorité.
L'assurance dommages-ouvrage peut préfinancer les réparations des désordres graves relevant de la garantie décennale, sans attendre qu'on désigne un responsable. C'est un accélérateur précieux.
La voie judiciaire reste un dernier recours, à utiliser uniquement quand tout le reste a échoué. Prépare un dossier solide : photos, courriers, expertises, preuves de tes relances.
Et pour aller encore plus loin, retrouve notre guide sur les recours possibles en cas de retard de livraison de ta maison achetée sur plan.