Le prêt conventionné (PC) est un crédit immobilier encadré par l’État, souvent oublié… alors qu’il peut être vraiment utile pour financer un appartement neuf. Ici, tu vas comprendre concrètement quand il vaut le coup (et quand il vaut mieux passer ton tour).
On t’explique avec des mots simples ce qu’est vraiment le prêt conventionné et comment il fonctionne, comment l’utiliser concrètement pour acheter un appartement neuf sur plan, quels cumuls sont possibles avec les autres aides, et quels sont les vrais avantages et limites à connaître avant de signer.
À découvrir dans cet article :
Le prêt conventionné sert à financer ta résidence principale : achat d’un logement neuf (appartement neuf ou maison neuve), achat d’un terrain + construction, ou certains travaux d’amélioration. C’est un prêt « aidé » dans le sens où il est réglementé par l’État, mais il est distribué par des banques conventionnées classiques.
Concrètement, la banque fixe le taux, mais il est plafonné : il ne peut pas dépasser un taux maximum fixé par la loi. Et la durée est encadrée (5 à 30 ans, avec possibilité d’aller jusqu’à 35 ans selon le contrat).
Bonne nouvelle : il n’y a pas de condition de revenus pour demander un prêt conventionné (contrairement à d’autres aides comme le PTZ). L’idée, c’est de rendre l’accession à la propriété plus accessible à un maximum de ménages.
Le PC est strictement encadré (durée, taux plafonné, opérations finançables). Et point important : il ne peut pas être associé à un prêt immobilier « classique ». En pratique, ça te pousse à bien bâtir ton plan de financement dès le départ.
Tu dois passer par une banque ayant signé une convention avec l’État. Sache que tu peux consulter la liste officielle des établissements concernés auprès de ta banque ou sur les sites gouvernementaux.
Garde en tête que le prêt conventionné peut financer l’opération immobilière, mais pas les frais de notaire, ni les frais d’hypothèque, ni les frais de dossier.
Le PC peut financer l’achat d’un logement neuf (dont un appartement). En revanche, même s’il peut financer « la totalité de l’opération », il ne finance pas : frais de notaire, frais d’hypothèque, frais d’instruction du dossier, ni les meubles.
Tu l’auras compris : tu peux couvrir une grosse partie du coût du logement, mais tu dois obligatoirement prévoir un budget à part pour les frais exclus (notaire/garanties/dossier). Garde en tête que c’est souvent là que l’apport personnel devient vraiment utile.
La durée est de 5 à 30 ans, avec possibilité contractuelle d’aller jusqu’à 35 ans.
Le taux est fixé par la banque, mais il ne peut pas dépasser un taux maximum légal. Et comme toujours, compare bien le TAEG (Taux Annuel Effectif Global : taux + frais) entre plusieurs banques.
Dans le cadre d’une VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement, achat sur plan), tu réserves d’abord puis tu signes l’acte authentique, et la banque débloque les fonds progressivement au fur et à mesure des appels de fonds. La loi encadre strictement les plafonds : 35% maximum à l’achèvement des fondations, 70% à la mise hors d’eau, 95% à l’achèvement, puis le solde à la mise à disposition (livraison).
On t'a concocté un guide clair sur l'échéancier de paiement pour l’achat d’un appartement sur plan.
La banque paie progressivement, et toi tu peux avoir des intérêts intercalaires (des intérêts calculés sur les sommes déjà débloquées pendant la construction). Ça peut peser sur ton budget si tu payes en même temps un loyer + ces intérêts.
La CAF indique bien que l’APL peut concerner un accédant avec un PC… mais les règles actuelles sont très restrictives : les prêts signés à partir du 01/02/2018 n’ouvrent plus de droit (avec une exception historique 2018-2019 pour certains achats d’ancien en « secteur III »). Pour un appartement neuf aujourd’hui, table plutôt sur 0 APL accession, sauf situation particulière confirmée directement par la CAF.
Bonne nouvelle : le PC peut être complété par un PTZ (Prêt à Taux Zéro). Le PTZ peut même avoir un différé de remboursement (tu ne rembourses pas tout de suite) selon ta tranche de revenus, ce qui peut lisser tes mensualités au début.
Selon ton statut et ton entreprise, le prêt accession Action Logement peut aller jusqu’à 40 000 € pour certains projets (dont l’acquisition d’un logement neuf en VEFA), sous conditions d’éligibilité.
Sache que la « meilleure » combinaison dépend surtout de ton éligibilité PTZ, de ton apport et du coût total (incluant les frais exclus).
| Point comparé | Prêt conventionné (PC) | Prêt « classique » |
|---|---|---|
| Conditions de revenus | Non | Non |
| Taux | Plafonné | Libre (marché) |
| Frais de notaire financés | Non | Parfois selon banque |
| Cumul PTZ | Oui | Oui |
| APL accession | Très encadré / rare en neuf récent | Non |
Tu l’auras compris : le prêt conventionné peut être une vraie option si tu veux un prêt encadré et un montage « prêts aidés ». Mais comme il ne finance pas certains frais et que l’APL accession est devenue très rare dans le neuf, compare systématiquement les offres (TAEG) et bâtis ton plan de financement avec PTZ/compléments si tu es éligible.